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JEANNE MANCE (1606-1673)

Fondatrice de Montréal et de l'Hôtel-DIeu

Monument à Jeanne Mance, entrée de l'Hôtel-Dieu, avenue des Pins. Œuvre de Louis-Philippe Hébert (1909).

Une française du 17e siècle à l’origine d’une métropole en Amérique

 

Née à Langres, en Champagne en 1606, Jeanne Mance arrive à Montréal le 17 mai 1642, avec Paul de Chomedey de Maisonneuve, nommé gouverneur de Ville-Marie, et les engagés de cette première recrue. Elle ouvre d’abord un dispensaire dans le fort, puis fait construire le premier Hôtel-Dieu, en 1645, rue St-Paul.

 

C’est au printemps de 1640 qu’elle entend parler pour la première fois de la Nouvelle-France, par son cousin Nicolas Dolebeau, venu de Paris. Dollier de Casson, qui s’est entretenu avec Jeanne et  auquel nous devons le récit de ces faits, nous assure que c’est à ce moment que Jeanne Mance ressentit pour la première fois le désir d’aller en Nouvelle-France. Femme de foi, elle cherche dans la prière et les conseils d’un jésuite la justesse de son appel pour le Nouveau Monde : «… elle ne répondit qu’une seule chose à tous, qu’elle savait bien que Dieu la voulait dans le Canada, mais qu’elle ne savait pas pour quoi, qu’elle s’abandonnait pour tout ce qu’il y voudrait faire d’elle aveuglément. » (Dollier de Casson)

 

Elle se rend à Paris où elle rencontre notamment le P. Saint-Jure, jésuite, Mme Angélique Faure de Bullion, qui deviendra la bienfaitrice anonyme de l’Hôtel-Dieu de Montréal, et plus tard, à La Rochelle, Jérôme le Royer de La Dauversière, l’homme qui a conçu Montréal.

 

Jusqu’à sa mort le 18 juin 1673, elle vivra à Montréal au milieu de ses compatriotes, dont son amie Marguerite Bourgeoys arrivée en 1653 et les Religieuses Hospitalières de St-Joseph venues la seconder à l’Hôtel-Dieu en 1659. De très nombreuses difficultés  et épreuves  ne la détourneront jamais de sa mission : Montréal et son Hôtel-Dieu.

 

En savoir plus:

 

 Pizelle, Jean-Paul et  Belleau, Romain , Jeanne Mance: de Langres à Montréal, une femme bâtisseuse, Éditeur Le Pythagore, 2017, 296 p.

DAVELUY, MARIE-CLAIRE, Jeanne Mance 1606-1673, suivie d'un Essai généalogique sur les Mance et les De Mance par M. Jacques Laurent, Deuxième édition, Montréal, Fides, 1962, 418 p.

DAVELUY, MARIE-CLAIRE, http://www.biographi.ca/fr/bio/mance_jeanne_1E.html

DEROY-PINEAU, Françoise, Jeanne Mance. De Langres à Montréal, la passion de soigner, Montréal, Bellarmin, 1995, 171 p.

OURY, Dom Guy-Marie, Jeanne Mance et le rêve de M. de La Dauversière. Éditions C.L.D., 1983. 264 p.

MONDOUX,

Montréal aux premiers jours: pages des Relations des jésuites, 1637-1672, Montréal, (Agence Duvernay de la Société St-Jean-Baptiste), 1942, (Imprimerie populaire limitée), 178p.

MARIE MORIN, Les annales de l'Hôtel-Dieu de Montréal, 1659-1725. Histoire simple et véritable, Édition critique par Ghislaine Legendre, Les Presses de l'Université de Montréal, 1979, 342p.

DOLLIER DE CASSON, Histoire du Montréal, 1640-1672, Eusèbe-Sénécal, Imprimeur-Éditeur, 1871.:http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5772735v/f2.image

CADOTTEMARCEL, md. Msc, « La vie de Jeanne Mance à Montréal. Sa perception aujourd'hui ». Bulletin Société historique et archéologique de Langres, 1991; tome XX, no 304; 235-258.



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